On sait tous et depuis longtemps déjà, que la fumée secondaire est nocive.  On sait aussi qu’on la retrouve dans le sang du nouveau-né d’une mère fumeuse et que ce n’est pas une bonne chose.

Mais une bouleversante découverte réalisée par des chercheurs de l’Université Johns Hopkins, à Baltimore, vient nous prouver que la fumée secondaire de tabac est encore plus néfaste qu’on le pensait !  Ce groupe de scientifiques a en effet étudié le cordon ombilical des nouveau-nés de mères fumeuses, qui se sont malheureusement trouvés « à fumer » eux aussi pendant leur gestation. Sans surprise, ils y ont découvert des traces de fumée de tabac, confirmant ainsi la présence de nicotine chez le nouveau-né.  Mais CHOC : ils y ont découvert aussi de plus nombreuses modifications épigénétiques que chez tous les nouveau-nés issus de mères non-fumeuses.

Qu’est-ce que ça veut dire « épigénétique » ? L’épigénétique, une branche spécialisée de la biologie, est une science récente qui jette un nouvel éclairage sur plusieurs domaines de la médecine.  Elle permet entre autres de comprendre comment l’environnement imprime sa marque sur les gènes et influe sur la santé d’une personne.

Sans entrer dans des technicalités biologiques et biochimiques à n’en plus finir, disons simplement que les informations recueillies par ces biologistes épigénéticiens concluent que fumer à proximité d’un nourrisson ou encore durant sa gestation peut entraîner une maladie chronique plus tard dans sa vie.

Publiée dans la revue Environmental Research, l’étude de ces chercheurs met à jour une inquiétante réalité : les enfants exposés à la fumée de tabac pendant la grossesse de leur mère fumeuse ou alors qu’elle-même a été exposée à la fumée secondaire d’un membre fumeur de son entourage, présentent encore, cinq ans après leur naissance, des traces de cette fumée dans leur sang.

Vous vous rendez compte ?

La professeure Linda Booij, du Département de psychologie de l’Université Concordia, à Montréal, va encore plus loin en affirmant que les changements épigénétiques liés à une exposition intra-utérine au tabac sont présents à l’adolescence, même si le jeune est lui-même non-fumeur ! « La cigarette serait l’un des plus puissants modificateurs de l’ADN » conclut-elle.

En voyant de tels résultats d’études, je me demande comment des femmes peuvent encore choisir de fumer pendant qu’elles portent un enfant ?  Ça me dépasse…

 

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À propos de l’auteur

Nathan Larose

Laval

Je me présente : Nathan Larose. Je viens de Laval et c’est à l’école Leblanc que je fais mes études secondaires. J’ai des amis qui fument et je trouve ça dur de penser qu’un jour, il y en a un sur deux qui va en mourir. Je donnerais cher pour qu’ils arrêtent avant d’en subir les conséquences !

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