Un monde sans fumée dans Lanaudière
2 juin 2007
– Ils sont encore 24 %, de 12 à 19 ans, à se promener, cigarette à la bouche, dans les rues de Lanaudière. Malgré tout ce que l’on peut entendre, ils sont souvent victimes d’une dépendance à cette fameuse nicotine qui, malheureusement, s’installe très vite. Dans le cadre de la Semaine québécoise pour un avenir sans tabac, qui se déroule du 21 au 27 janvier, la Direction de santé publique et d’évaluation de Lanaudière invite les Lanaudois à accomplir divers gestes pour contribuer à la prévention du tabagisme chez les jeunes. Cette année, la semaine se déroulera sur le thème Merci de faire un monde sans fumée.

Dans Lanaudière, comme partout au Québec, environ 80 % des fumeurs ont commencé à fumer avant l’âge de 18 ans. Laurent Marcoux, directeur de santé publique précise que «… la dépendance à la nicotine pourrait s’installer plus rapidement que les experts le pensaient jusqu’à tout récemment. Selon des études, elle s’installerait avant son usage quotidien après quelques cigarettes seulement. » Les cigarillos, ces petits cigares aromatisés vendus à l’unité, inquiètent de plus en plus la santé publique, car leur popularité va grandissant depuis quelques années. « Ces cigarillos risquent d’encourager davantage l’expérimentation du tabagisme chez certains enfants, adolescents et jeunes adultes. Les jeunes commencent à consommer occasionnellement des cigarillos à cause de leur saveur attrayante, de leur grande disponibilité et de leur prix peu élevé. Lorsqu’ils développent une dépendance à la nicotine, ils se tournent par la suite vers la cigarette, pour alimenter cette dépendance. »

Dans Lanaudière, il existe plusieurs groupes de prévention du tabagisme. Du côté des jeunes, les étudiants non-fumeurs et fumeurs peuvent participer au programme de la Gang allumée pour une vie sans fumée. « Grâce à des projets novateurs, des étudiants de l’école secondaire des Montagnes, à Saint-Michel-des-Saints, réalisent, depuis plusieurs années, des projets qui font la promotion d’une vie libre de tabac », nous raconte Sylvie Jeanson, intervenante à cette polyvalente. Les parents aussi peuvent jouer un rôle important en ce qui concerne le tabagisme, soit en discutant des méfaits du tabagisme et de sa dépendance, en interdisant de fumer dans la maison ou en refusant de fournir du tabac.

Cependant, il n’y a pas que les parents qui peuvent influencer les jeunes en ce qui concerne le tabac. L’inverse est aussi vrai. C’est ce qui est arrivé à Andrée Morneau de Joliette. Fumeuse pendant 20 ans, elle a décidé d’arrêter en 2004. « Je l’ai d’abord fait pour ma santé, mais il y avait aussi le désir de ma fille de 11 ans à l’époque, qui souhaitait énormément que j’arrête. Je suis passée à l’action en 2005, j’ai demandé du soutien dans un centre d’abandon du tabagisme et j’ai réussi. »

Pour toute information sur les services offerts pour vous aider à cesser de fumer, vous pouvez contacter votre CLSC.

SOURCE : L’Action (article mis en ligne le 18 janvier 2007)
par Julie Roy